
Trois courtes vidéos + 1 BoNuS à visionner sur le thème de la biodiversité (à vous de trouver le bOnUs). Ce thème nous est cher à Ariane et à moi.
Depuis que les bassins sont en place la vie se réinstalle ; les hérons de la Céze sont allés jusqu'à monter chez nous pour picorer des grenouilles en 2023.
Le premier à passer dans l'espace des bassins a de fortes chances, s'il n'arrive pas comme un char d'assaut, de voir quelqu'animal détaler ou décoller.
La rivière est l'élément qui en ramenant l'eau du bassin de nage au bassin planté (phytoépuration) participe fortement à son oxygénation par les turbulences qui s'y crée grâce au relief du lit et de la berge. En effet, ce ne sont pas spécialement les bulles qui oxygènent une eau, mais la zone de contact entre air et eau. Une eau calme en milieu ouvert (c'est-à-dire pas dans des tuyaux et autres conduites) s'oxygène donc aussi, mais bien moins que si sa surface est ridée formant une zone où l'eau n'a pas de repos et peut "attraper" de l'oxygène (du dioxygène pour les puristes). Le vent, sans faire de bulle mais en ridant la surface, est un bon oxygénateur.
J'ai du mal à réguler les naissances de têtards dans le bassin de nage... alors je transfère à l'épuisette vers le bassin planté ceux que je peux attraper ou la main comme le fait notre fils. Pour les grenouilles, c'est peine perdue : elles sont autonomes, elles reviennent volontiers dans cet océan (non salé) !
Guêpes et abeilles sont de grandes buveuses... et sont donc très présentes aux abords des bassins. Depuis la mise en eau il y a 5 ans... aucune piqure ! Les insectes boivent, c'est tout, ils n'ont rien à défendre.
Les abeilles ne savent pas nager d'autant plus que leurs poils se gorgent d'eau le cas échéant. Je les sauve en leur offrant ma main avant d'aller les déposer au sec. Vous pouvez faire pareil, elles n'ont rien à défendre, il leur faut se sauver d'un mauvais pas.
Les guêpes restent sur les pattes en général, les moins attentives se font bousculer par la cascade et s'en sortent toujours.
Quant aux grenouilles vous les verrez souvent se faire cuire au soleil sur les bâches brûlantes des bassins ! On approche ainsi facilement les petites espèces. La grosse grenouille – dite grenouille verte – est de son côté bien trop sauvage pour accepter les caresses, voire être attrapée.
J'appelle bawi mes empilements de pierres ou autres objets divers et variés. Bawi vient de Balancing Art World Intermittence, rencontres plus ou moins régulières rassemblant une foule de bawistes. J'ai tenté de proposer cette appellation à la communauté des "stones balancers" de la planète : sans succès. Pas grave, je garde le nom pour moi.
Règle de construction des bawis : aucun artifice de maintien, c'est-à-dire pas de calage accessoire autre que les reliefs ou surfaces rugueuses des pierres (ou autres), pas de collage, rien, juste deux pierres en contact. À la limite on peut arroser, ça ne fait pas pousser ni tenir, mais ça fait plus joli tant que cela n'a pas sèché...
Je viens de parler avec des hôtes des larves de cigales et libellules dont on trouve un peu partout les exuvies... Ce faisant j'ai repensé à une série de photos et vidéos faites en juin 2022 et jamais montée ! Voilà, c'est fait ! Suivez le déroulement des opérations en haut à gauche au début de la plupart des séquences.
Retrouvez quelques photos pour illustrer les larves dans la nature, à travers leurs exuvies, dans un poème de mon « Blogue à part » : La cigale et La Fontaine (nouvel onglet, blog personnel de Patrick).